Edito
Une nouvelle Année
par Philippe Baup (dimanche 1er janvier 2012)
Pasteur de l'église de Dammarie-Lès-Lys
Les fêtes de fin d’année viennent tout juste de se terminer et voilà déjà 2012. Une année importante pas seulement pour les oiseaux de mauvais augure qui annoncent pour décembre la fin du monde mais aussi et surtout pour tous ceux qui veulent vivre 12 mois intéressants et utiles pour eux et leur entourage. Un début d’année rime toujours avec de bonnes intentions et le désir d’améliorations.
Alors osons ! Osons non seulement redresser les chemins de traverses et aplanir les sentiers battus. Et nous pensons aux bonnes résolutions tabagiques, alimentaires, sanitaires, mais aussi relationnelles ou autres que nous formulons presque mécaniquement sans toutefois trop y croire. Preuve en est l’oubli dans lequel tombent souvent ces belles déclarations quelques jours à peine après qu’elles aient été faites. Osons avec détermination et volonté. Afin que tous les chemins et champs de notre existence soient entretenus et développés tout au long de ce nouveau temps de grâce. Car c’est bien de cela dont il s’agit : une grâce.
La grâce que nous fait Dieu de pouvoir apercevoir douze nouveaux mois et avec eux si nous tenons nos engagements une année améliorée en qualité et en intérêt. La grâce dans la Bible n’est pas qu’une déclaration que l’on peut comparer à celle que l’on lance à un condamné que l’on souhaite libérer. Elle est surtout une puissance, un pouvoir qui permet à celui que le détient d’évoluer en état de grâce. Comprenons, de tenir les engagements de début d’année et de donner tout au long de leur développement plus de force et de consistance les rendant dès lors comparable à une réaction en chaîne ou une boule de neige qui plus elle dévale la pente plus elle gagne en volume et en vitesse.
Pour qu’une telle énergie puisse-t-être transmise et que notre année en soit ainsi améliorée, il nous faut tout d’abord demander. Demander comme des enfants demandent au Père Noël ou à leurs parents les cadeaux de leurs rêves. Ils les obtiennent la plupart du temps car les parents parfois même follement donnent à ceux qu’ils aiment tant : leurs enfants. Nous sommes devant Dieu qui que nous soyons et quel qu’âge que nous ayons des enfants invités à demander à notre père des cieux. La différence avec les parents que nous pouvons être c’est que Dieu répond toujours en son temps et comme il convient. Il nous donne avec mesure et constance cette puissance, cette énergie qui rime avec bonne volonté, endurance, intelligence, amour, patience, douceur et qui ne peut dès lors qu’embellir nos vies. L’apôtre Paul exprime bien cela lorsque dans l’épître qu’il envoya aux Galates au chapitre 5 à partir du verset 22 il écrit : « car le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance… ».
Mais après avoir demandé, il faut aussi savoir pratiquer. Il ne s’agit pas après avoir reçu de laisse tomber ce cadeau précieux comme ont tendance parfois à le faire nos enfants gâtés. Il faut au contraire le pratiquer. La grâce en plus d’être un don et un exercice qui chaque jour et remis sur l’établis afin de travailler l’ouvrage et l’embellir. Un travail qui invite le mari à appliquer les bonnes paroles qu’ils s’étaient engagés à adresser régulièrement à son épouse et pour lequel il a demandé à Dieu la grâce d’une telle réalisation. Un travail qui incite l’épouse à soutenir l’époux et poursuivre le déversement sur son foyer d’effluves d’amour et d’affection dont elle est la plus précieuse et généreuse propagatrice. Un travail qui propose à l’enfant d’honorer ses parents et de bien avancer sur les chemins souvent périlleux qui sa jeune existence de fait inexpérimentée ne manquera pas de lui livrer. Un travail qui pousse le croyant à s’investir toujours d’avantage dans le service chrétien rendu dans l’église. Un service qui vise l’édification du groupe auquel il appartient mais aussi le salut de ceux espérons le nombreux qu’il souhaite attirer à l’évangile du salut en Jésus-Christ.
C’est cette grâce et toutes ses autres déclinaisons que nous voulons demander et pratiquer cette année dans notre église de Dammarie-les-Lys. Nous pensons à nos jeunes qui ont face à eux des défis immenses mais qui avec cette aide tels David devant Goliath vaincront toute difficulté. Nous pensons aux jeunes missionnaires auxerrois qui devront chaque jour frapper aux portes de cette ville. Nous pensons à ceux et celles frappés par des maux de santé ou des épreuves de vies qui par ce cadeau précieux trouverons la possibilité de guérir ou surmonter et ainsi d’avancer. Nous pensons à ces personnes âgées qui en grande partie composent et honorent nos rangs pour que la sagesse et l’amour dont ils savent nous entourer puissent maintenir son halo protecteur sur chacun de nous.
Que Dieu nous bénisse tous en 2012 en nous offrant et faisant l’honneur de pratiquer sa grâce constamment.
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